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Préparation & plans de course

Carb-loading : qu'est-ce que c'est et comment le faire ?

Carb-loading en nutrition d'endurance

Le carb-loading, ou recharge glucidique, consiste à augmenter la part des glucides dans l'assiette les jours qui précèdent une course longue pour saturer les réserves de glycogène. Bien mené sur deux à trois jours, sans excès de fibres, il fait partir avec le plein d'énergie et recule le moment du mur.

Qu’est-ce que le carb-loading, concrètement

Le carb-loading, ou recharge glucidique, ne se résume pas à un plat de pâtes la veille. C’est une montée progressive de la part des glucides dans l’assiette sur les deux à trois derniers jours avant une course longue, pendant que le volume d’entraînement chute (l’affûtage). L’objectif tient en une phrase : remplir au maximum les réserves de glycogène musculaire et hépatique pour partir avec le réservoir plein.

Le glycogène, c’est la forme sous laquelle votre corps stocke les glucides. C’est le carburant prioritaire des efforts soutenus. Vos stocks sont limités, de l’ordre de 90 à 120 minutes d’allure marathon selon le profil, et c’est précisément cette limite que la recharge cherche à repousser au départ.

Pourquoi ça change la course

Plus vos stocks sont élevés sur la ligne de départ, plus le moment où vous risquez de taper dans le mur recule. C’est une assurance énergie, pas un dopage : vous ne fabriquez pas de carburant supplémentaire pendant l’effort, vous partez simplement avec un réservoir plus grand. Sur un marathon ou un trail long, ça peut faire la différence entre finir fort et terminer à la marche.

Attention à ne pas mal lire le message : le carb-loading ne dispense jamais de manger en course. Il vous donne de la marge au départ, mais vous devez quand même viser votre apport de glucides par heure une fois lancé, via gels, boissons ou ravito solide. La recharge et l’alimentation pendant l’effort jouent en équipe, l’une ne remplace pas l’autre.

Comment fonctionne le stockage du glycogène

Quand vous mangez des glucides, votre corps les transforme et les range dans les muscles et le foie sous forme de glycogène. Le truc à retenir : ce stockage se fait avec de l’eau, environ trois grammes d’eau par gramme de glycogène. C’est pour ça que la balance grimpe d’un kilo ou deux pendant une bonne recharge. Ce n’est pas un problème, c’est le signe que ça marche, et cette eau revient en circulation à l’effort.

La fenêtre de remplissage est aussi favorisée par la baisse de l’entraînement. Moins vous puisez dans les réserves les derniers jours, plus elles ont le temps de se reconstituer. C’est pourquoi recharge glucidique et affûtage vont ensemble : monter les glucides tout en continuant un gros volume de sortie longue ou de fractionné serait contre-productif, vous brûleriez ce que vous essayez de stocker.

Combien, quand et comment l’appliquer

Pas de dose magique universelle, mais des repères. On vise une part de glucides nettement plus élevée que d’habitude sur les deux à trois derniers jours, dans une fourchette souvent citée autour de 7 à 10 grammes par kilo de poids de corps et par jour, à ajuster selon votre tolérance digestive et la distance visée. Le mot d’ordre : privilégier les glucides faciles à digérer, riz blanc, pâtes, pain blanc, pommes de terre, fruits mûrs, et réduire les fibres les derniers jours pour ne pas alourdir le transit le jour J.

Buvez régulièrement pendant la recharge : sans eau, le glycogène se stocke mal. Pensez aussi à apporter un peu de sodium et à entretenir vos réserves d’électrolytes, surtout par temps chaud, pour partir bien hydraté sans diluer votre sang. Côté pratique, beaucoup de coureurs concentrent l’effort sur le dîner de la veille plus les repas du jour J avant la course, en restant sur des aliments connus et bien tolérés.

Les erreurs fréquentes à éviter

Les erreurs fréquentes à éviter

Le premier piège, c’est le festin de dernière minute : gaver le seul dîner de la veille ne remplit pas les stocks et garantit une digestion lourde au réveil. La recharge se construit sur plusieurs repas, pas sur une assiette.

Deuxième erreur, garder les fibres et les graisses au même niveau : crudités, légumineuses, sauces riches en pleine recharge, c’est l’aller simple vers les soucis digestifs en course et un risque sur la vidange gastrique. On allège pour laisser de la place aux glucides utiles.

Troisième piège, tester une recharge agressive pour la première fois avant une course importante. Comme pour vos gels ou votre stratégie de ravitaillement solide, rodez le carb-loading à l’entraînement, sur vos grosses sorties, pour savoir ce que votre estomac encaisse. Enfin, ne confondez pas plein de glycogène et énergie illimitée : la recharge vous offre une avance au départ, elle ne vous dispense ni de gérer votre allure ni de manger en route.

Pour trouver le carburant qui complète votre recharge le jour J, voyez notre rayon barres et en-cas, et pour creuser les stratégies d’avant-course, parcourez nos guides préparation.

Questions fréquentes

Combien de jours avant la course faut-il faire le carb-loading ?

Pour la plupart des coureurs, deux à trois jours suffisent à remplir les réserves, en parallèle de l'affûtage. Inutile de gaver une semaine entière. La logique : on monte progressivement la part de glucides faciles à digérer sur les derniers jours, pendant que le volume d'entraînement baisse fortement.

Faut-il faire un carb-loading pour un semi-marathon ?

C'est surtout utile au-delà de 90 minutes d'effort, là où les stocks de glycogène deviennent limitants. Sur un semi rapide, un dîner riche en glucides la veille suffit souvent. Sur un trail long ou un marathon, la recharge sur deux à trois jours prend tout son sens pour reculer le mur.

Pourquoi je prends du poids pendant la recharge glucidique ?

C'est normal et ce n'est pas de la graisse. Chaque gramme de glycogène stocké retient environ trois grammes d'eau. Un kilo ou deux sur la balance signale que vos réserves se remplissent bien. Ce poids d'eau repart en course quand le glycogène se consomme, il joue en votre faveur.

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